Fin août, c’est le soir que cela se remarque le plus. La lumière entre de biais, les heures avant la nuit se comptent, et les pièces qui paraissaient grandes ouvertes en juin commencent à se refermer. Cela ne veut pas dire que la maison devient sombre – seulement que la lumière a besoin d’un coup de main pour aller plus loin.
Le miroir est l’outil le plus simple dont nous disposions pour cela. Il ne prend aucune surface au sol, ne demande aucun branchement et fait pourtant deux choses à la fois : il renvoie la lumière du jour plus loin dans la pièce et ajoute une profondeur qui rend le mur moins fermé. Placé face à une fenêtre, il double pour ainsi dire l’apport de lumière. Placé dans une entrée sombre, il aère tout le passage. Voici quatre miroirs vers lesquels nous revenons à l’approche de l’automne.
L’arche douce qui relève un mur nu
Une forme arquée change quelque chose dans une pièce pleine d’angles droits. Le bord supérieur arrondi contraste avec les montants de porte, les plinthes et les façades de placard, et le mur paraît plus calme plutôt que plus meublé. Le cadre en bois brun et noir rattache le miroir au sol et aux meubles dans les tons foncés, et ses 93 cm de hauteur offrent assez de surface pour diffuser la lumière et pour s’y regarder vraiment avant de sortir.
Miroir mural arqué avec cadre en bois – 93 cm →
Une fenêtre de plus là où le mur est aveugle
Le découpage en carreaux de ce miroir n’a rien d’un hasard : il emprunte son vocabulaire à une fenêtre à petits bois, et l’œil le lit ainsi. Sur un mur intérieur sans ouverture, il donne la même impression de percée qu’une vraie fenêtre, surtout accroché de façon à capter la lumière du jour venue de côté. Le cadre en métal noir reste assez fin pour ne pas prendre le dessus, et le format horizontal se place bien au-dessus d’un canapé, d’un buffet ou d’un lit fait.
Miroir mural style fenêtre, cadre en métal – Noir →
Une forme organique dans une pièce plus stricte
La décoration scandinave supporte – et apprécie souvent – un élément qui ne suit pas la règle. La forme irrégulière de ce miroir joue exactement ce rôle : un écart tout en douceur dans une pièce où presque tout est droit. Le cadre en finition bois, dans un ton naturel, le garde chaleureux plutôt que décoratif, et avec 90x60 cm il couvre une surface suffisante pour renvoyer la lumière au-dessus d’une table basse ou d’une commode.
Miroir de forme irrégulière, cadre finition bois 90x60 cm →
L’asymétrie qui met la lumière en mouvement
Ce miroir tient presque de la sculpture murale. Son contour asymétrique fait que le reflet n’est jamais tout à fait immobile : la lumière se brise dans différentes directions selon l’endroit où l’on se tient, et c’est précisément ce mouvement qui garde une pièce vivante même quand le ciel est gris. Avec 91,5 cm de hauteur et un cadre en bois étroit, il occupe de la place par son allure, pas par son volume.
Miroir mural asymétrique avec cadre en bois – 91,5 cm →
Les miroirs font partie des rares éléments de décoration qui rendent plus qu’ils ne prennent. Ils ne mangent aucune surface au sol, ne changent rien à la façon dont vous circulez dans la pièce et ne demandent pas d’entretien, sinon un coup de chiffon de temps en temps. Un seul miroir bien placé peut pourtant faire la différence entre une entrée étriquée et une entrée ouverte. Essayez de l’accrocher face à la fenêtre avant de vous décider : la lumière dit vite si vous avez trouvé le bon mur.



